vendredi 4 mars 2011

Pierre Oteiza au Foodex à Tokyo


"So french, so good", lancement de la campagne au Japon


Voici les premiers témoignages de Français au salon international des produits agricoles et de l'agroalimentaire, le Foodex, près deTokyo à Chiba où je me trouve actuellement en présence du secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche. Il a profité de cette occasion pour lancer la campagne de promotion de la gastronomie française, "So french, So good", destinée à redynamiser la part de marché de la France dans le commerce international de l'agroalimentaire. Ainsi "les produits alimentaires français ne représentent que 1% du marché japonais et 6,4% du marché mondial contre 9%, il y a dix ans", a déploré Pierre Lellouche. "Les allemands nous sont passés devant. Nous sommes un pays qui a du talent, qui a des produits, mais qui ne sait pas vendre", a-t-il ajouté. Comme par exemple dans le porc où les français n'exportent que 5 tonnes par an en direction du Japon, pour un marché de 127 millions d'habitants, soit environ 4 grammes par an et par habitant.
Il existe aussi un autre obstacle qui pénalise les importations de produits français vers le pays du Soleil levant : celui des barrières douanières et sanitaires. Par exemple, pour la charcuterie, il faut qu'il y ait la traçabilité depuis la naissance du cochon jusqu'à sa transformation. De son côté, le boeuf français depuis l'ESB n'est pas le bienvenu tout comme le mouton ou le lapin. Les gibiers viennent d'Ecosse. Beaucoup de travail en perspective pour Pierre Lellouche qui n'a pas hésité à mettre tous les atouts de son côté pour promouvoir les produits alimentaires français, y compris en mettant la pression sur le guide michelin au Japon, accusé de trop favoriser les restaurants nippons aux dépens des tables françaises qui y sont pourtant au nombre de 4000. A un plus haut niveau, Pierre Lellouche, a appelé le Japon à ouvrir ses frontières aux produits alimentaires français, condition sine qua non pour soutenir la conclusion d'un accord de libre échange entre l'Union Européenne et le Japon.
 Le monde est petit j'ai retrouvé Pierre Oteiza qui était au salon de l'agriculture à Paris, sur un stand à Tokyo, toujours pour défendre et vendre le porc basque. Regardez plutôt, c'est en format iphone...
Par Eric de La Chesnais le 4 mars 2011 6h5