mardi 28 février 2012

Les-Aldudes Pierre Oteiza, star de « 5 jours à la ferme »

Sud Ouest mardi 28 février
Par Xabi
Les-Aldudes

Le Salon de l'agriculture vient d'ouvrir ses portes. à compter d'aujour-d'hui, lundi 27 février, France 3 diffuse à 13 heures un magazine intitulé « 5 jours à la ferme ». Valérie Payet, rédactrice en chef, présentera l'émission avec Thierry Marquet.

Au cours de cette émission, Valérie Payet dans « 24 heures en immersion », partagera une journée avec des hommes et des femmes qui ont fait le choix d'une agriculture différente et engagée. Ainsi, une fois par jour, l'on verra successivement un producteur d'oranges biologiques en Corse, un pêcheur de coquilles saint-jacques, à Saint-Quay-Portrieux en Bretagne, une productrice indépendante de Roquefort, un producteur d'olives et d'huile d'olive à Nice, et Pierre Oteiza et ses porcs pie noire du Pays basque.

Respect du consommateur
Au cours du tournage au saloir collectif des Aldudes, le jeudi 15 février, Valérie Payet a précisé : « Je n'ai pas choisi de montrer une filière, mais de parler d'agriculteurs qui ont fait des choix, comme Pierre qui a réhabilité le porc basque aux Aldudes. Je trouve plus intéressant de proposer des gens aux démarches constructives et exemplaires axées sur la valorisation du patrimoine et des richesses ». Et d'ajouter : « Je propose des personnes qui défendent des valeurs basées sur la transmission, la valorisation et le respect du produit et par là du consommateur ».

Pour Valérie Payet, Pierre Oteiza est représentatif de cette volonté de défendre un terroir, de respecter le consommateur tout en étant ouvert sur le monde (puisqu'il exporte sur le Japon) à l'instar des autres producteurs choisis.

L'émission d'humeur de Valérie Payet sera complétée par des reportages comme « l'Agriculture de demain », dans les centres de recherche de l'Inra, suivi par « les Animaux du salon » où Thierry Marquet conduira le téléspectateur à travers les coulisses de la préparation d'un concours et, en duplex, des journalistes régionaux de France 3 présenteront leur région à travers un produit ou une filière.

lundi 20 février 2012

Le porc Kintoa, la Rolls des cochons

Sud ouest lundi 20 février
Par Richard Picotin
Le Kintoa se rapproche de l'AOP, espérée dans deux ans.

Le 25 janvier dernier, le Kintoa, porc pie noir du Pays basque, l'une des six espèces locales encore répertoriées en France, s'est approché un peu plus de l'Olympe que constitue l'appelation d'origine protégée (AOP). Ce label qui, à l'horizon de deux ans, achèvera de donner ses lettres de noblesse à la Rolls des cochons dont les jambons goûteux, soigneusement affinés, et à la chair délicatement persillée, régalent les fines bouches.

L'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) a en effet décidé de nommer prochainement une commission d'experts, dont la mission sera de délimiter précisément les contours de l'aire géographique de production. En se basant sur des critères historiques notamment, la filière propose que celle-ci recouvre tous les cantons du Pays basque, plus, en Béarn, ceux de Salies, Sauveterre, Navarrenx, Oloron-Ouest, Aramits et Accous. La filière propose également que 70 % de la part des aliments devra obligatoirement provenir de l'aire géographique et prévoit que chaque parcours d'engraissage (les champs et les montages où les cochons sont élevés en plein air pendant un an) ne recevra que le nombre d'animaux que sa topographie permettra.

Produit de niche
Ainsi débute la dernière étape de la constitution d'un dossier dont la démarche a été initiée il y a dix ans. « Désormais, ce n'est plus qu'une question de temps », se réjouit Michel Oçafrain, président de la filière porc basque.

Un porc basque qui revient de loin. Car, quand, en 1990, Pierre Oteiza décide de le sauver, il n'en reste plus qu'une trentaine de spécimens. Aujourd'hui, quelque 70 éleveurs et une quinzaine de naisseurs assurent la pérennité et le développement de la race.

2 000 porcs ont été engraissés l'an passé, mais l'objectif est d'atteindre les 4 000 cochons dans les trois ou quatre ans.

100 euros net par porc
Au cours des derniers mois, cette croissance a été freinée en raison de l'incertitude qui planait sur le prix de l'alimentation des animaux, orienté à la hausse. Pour contourner la difficulté, la filière a signé un accord avec Xabi Suhubiette pour la fourniture des aliments de complément à un prix garanti pour un an, durée d'élevage d'un porc. « L'objectif est la lisibilité et d'offrir à l'éleveur un revenu net de 100 euros par porc », poursuit Michel Oçafrain.

La filière souhaite donc séduire de nouveaux producteurs qui peuvent bénéficier de financements à hauteur de 50 % pour leurs équipements. L'objectif pour 2012 est d'intégrer un éleveur-naisseur, un nais-seur-engraisseur et entre 7 et 10 engraisseurs équipés de deux à quatre parcs.

mercredi 7 décembre 2011

FRANÇOISE LABORDE ET PIERRE OTEIZA LORS DE LA REMISE DU PRIX PANACHE 2011


rançoise Laborde et Pierre Oteiza lors de la remise du prix Panache 2011 décerné par l'association "Gascons Toujours!" chez Castel le 6 décembre 2011 à Paris

 

jeudi 1 décembre 2011

Les quatre lauréats des Pyrénées-Atlantiques

Les noms des Aquitains de l'année du département ont été révélés hier soir à Anglet.



Les lauréats des Pyrénées-Atlantiques en lice pour la finale. PH. J.-D. C.

Soirée de prestige, hier, au château de Brindos, à Anglet. À l'occasion de la sortie du nouveau supplément « Sud Ouest Éco », « Sud Ouest », en partenariat avec la Banque populaire Aquitaine Centre-Atlantique (BPACA) a remis les trophées Aquitains de l'année des Pyrénées-Atlantiques devant près de 150 acteurs économiques du département.

Quatre entrepreneurs ont été récompensés pour leur dynamisme dans les secteurs création-transmission, performance internationale, responsabilité sociétale et recherche-développement. Le groupe Olano, transporteur frigorifique, dont le siège social est à Saint-Jean-de-Luz, est lauréat dans la catégorie responsabilité sociétale. La catégorie création transmission consacre la Maison Adam, pâtisserie luzienne aux célèbres macarons qui depuis plus de trois siècles perpétue son savoir-faire. Pierre Oteiza, avec ses produits de la vallée des Aldudes qui ne cessent de conquérir l'étranger, et le Japon tout particulièrement, est lauréat dans la catégorie performance internationale. Enfin, Régéfilms, entreprise de recyclage des déchets en plastique basée à Abidos, est consacrée en recherche et développement. Les quatre sont sélectionnés pour le trophée régional des Aquitains de l'année, qui sera décerné le 6 décembre.

Cette soirée au château de Brindos s'est déroulée en présence de Patrick Venries, directeur général délégué de « Sud Ouest », de Marie-Luce Ribot, rédactrice en chef adjointe de l'agence de développement, de Philippe Campa, chef de l'agence départementale de « Sud Ouest » au Pays basque. À leurs côtés, Christian Chapothin, directeur général adjoint de la Banque populaire Aquitaine Centre-Atlantique, et Stéphanie Pallas, directrice de la communication de BEM (Bordeaux École de management), ont également animé cette soirée.

Article Sud Ouest



L'économie au cœur

Notre supplément éco de l'année présenté hier soir à Brindos .



Les quatre lauréats entourés de Christian Chapotin, directeur adjoint de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, et Patrick Venries, directeur délégué de Sud Ouest. PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN

Hier soir au château de Brindos, à Anglet, Patrick Venries, directeur général délégué de Sud Ouest, et Christian Chapotin, directeur général adjoint de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, accueillaient un parterre de chefs d'entreprise à l'occasion de la présentation de l'édition 2011 du supplément économique annuel de notre quotidien, consacré au Pays basque.

Richesse patrimoniale
Le thème retenu cette année est celui des « succes stories », les belles histoires et réussites de ces entreprises, souvent familiales, qui font la richesse patrimoniale et contribuent au prestige du tissu économique local.

Au cours de cette soirée, étaient également dévoilés les noms des lauréats départementaux des Aquitains de l'année, qui « disputeront », mardi prochain à Bordeaux, la finale régionale.

Ont été désignés par un jury composé de professionnels, Jean-Pierre Telleria (mararons Adam), Pierre Oteiza, Nicolas Olano et Bruno Gautier (Regefilms Sud-Ouest).


Pierre Oteiza mise sur l'export

Les produits de l'éleveur de la vallée des Aldudes s'installent en Asie, en Amérique du Nord et en Afrique. Un marché qui ne cesse d'augmenter.



Pierre Oteiza. PHOTO PATRICK BERNIÈRE

Alors qu'elle s'apprête à fêter son quart de siècle d'existence, l'entreprise de Pierre Oteiza connaît une année 2011 riche en nouveaux contrats. L'éleveur de la Vallée des Aldudes récolte les fruits d'une récente tournée d'un mois à travers le monde, pendant laquelle il a multiplié les « soirées basques » conviviales destinées à promouvoir les produits du terroir.

Une image extraordinaire
Présentes sur le marché européen depuis 1992, ses salaisons gagnent désormais les tables japonaises, chinoises (Hongkong) et canadiennes. « Nous démarrons au Canada avec le jambon de Bayonne, explique-t-il. Les produits français bénéficient là-bas d'une image extraordinaire mais n'y sont paradoxalement pas très présents. »

L'entreprise enregistre également ses premières commandes pour les fêtes de fin d'année en provenance de… République centrafricaine. « Plus de 2000 Français et de nombreux Européens vivent dans ce pays, rappelle Pierre Oteiza. Il s'agit d'un marché que l'on qualifiera de niche. Cela nous correspond bien parce que nous ne travaillons pas sur de gros volumes. » De 4 % en 2010, il espère ainsi faire passer à 10 % sa part de production à l'export en 2011. En attendant beaucoup mieux… Car lors de cette tournée effectuée sous la houlette de Bordelais expatriés, Pierre Oteiza a notamment défendu le fameux Jambon du Kintoa.

La défense du Kintoa
Aux côtés d'une quinzaine d'éleveurs de la filière Porc Basque, il se bat inlassablement pour la reconnaissance en Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) de ce jambon médaillé d'argent au Concours Général Agricole à Paris en 2010. « Le Kintoa répond parfaitement aux critères de l'AOC, souligne-t-il. S'il n'en bénéficie pas, ce serait dommage pour les AOC et pour ce produit. » Dommage aussi pour les gourmets du monde entier !

F. F.

Lauréat catégorie performance internationale

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