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vendredi 1 mars 2013

Vidéo: Pierre Oteiza, figure fidèle du Salon de l'Agriculture

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Par Éric de La Chesnais le 1 mars 2013


S'il est bien un endroit où tout le monde se rue au Salon de l'Agriculture c'est bien le bar de Pierre Oteiza et son stand de ventes de charcuterie basque. Cette année le bar basque est situé au hall 7.1 de la porte de Versailles aux races locales de porcs.

Ce dernier n'a pas souffert de la nouvelle modification des lieux. Au contraire l'affluence augmente.

Pierre Oteiza dit Péyo est éleveur de porcs basques près de Saint Etienne de Baïgorry, en plein de cœur du Pays basque.

vendredi 7 décembre 2012

Pierre Oteiza optimise sa gestion de la production

Les commandes pour les fêtes battent leur plein chez Pierre Oteiza, spécialiste des charcuteries basques. Sur le site de fabrication des Aldudes (Pyrénées-Atlantiques), un employé...
Voir article
http://www.lequotidienlesmarches.fr/viandes/pierre-oteiza-optimise-sa-gestion-de-la-production-art348332-23.html

mercredi 5 décembre 2012

Pierre Oteiza sur l'Apple Store...

Pierre Oteiza - Produits Basques for iPhone 3GS, iPhone 4, iPhone ...
Read reviews, get customer ratings, see screenshots, and learn more about Pierre Oteiza - Produits Basques on the App Store. Download Pierre Oteiza ...

Lien vers l'app Pierre Oteiza

samedi 13 octobre 2012

Le séchoir de la vallée




Le séchoir

​Tout au sommet de la colline, le séchoir.
Les jambons se balancent au gré d'un vent tourbillonnant qui s'engouffre entre les planches noircies, disjointes et vermoulues du vieux hangar craquant sous le poids des…
​Désolé pour les nostalgiques de ce temps, estimable sans doute, mais si éloigné de l'instant présent.
Désolé, mais le séchoir des Aldudes, en cet automne 2012, ne ressemble en rien à cette belle image.
Le séchoir des Aldudes, aujourd'hui, c'est, avant tout, le respect absolu du phénomène naturel de séchage mais en s'appuyant sur un dispositif performant à la pointe de la technologie.
Avec, à chaque instant, un respect des normes sanitaires les plus rigoureuses. Ici pour pénétrer dans ce séchoir ultra moderne il faut montrer patte blanche ou plus exactement blouse, sandales et bonnet blanc.
Et, vêtues ainsi, trente jeunes filles Suédoises* on récemment visité le séchoir.

* - Pardon de vous interrompre mais vous avez bien dit trente jeunes filles suédoises?
- Oui… Pourquoi ?
- Pour rien!


Éric Platel

lundi 18 juin 2012

L'application iPhone pierre Oreiza

Oteiza for iPhone 3GS, iPhone 4, iPhone 4S, iPod touch (3rd - Apple
Application officiel de Pierre Oteiza - Eleveur et artisan. Saint Jean de Luz

Vous pouvez désormais retrouver tous les bons plan et les news de votre commerçant ...

Chargement de l'application

mercredi 6 juin 2012

L’arche de Pierre Oteiza se remplit un jour de cochons

Le blog de la route gourmande nous parle de Pierre

Le porc basque ou porc pie noir peuplait autrefois tout le Pays Basque, mais peu à peu, il fut oublié. En 1989, Pierre Oteiza et une poignée d’éleveurs passionnés décident de sauver la race de porcs. Pierre Oteiza achète deux porcs au Salon de l’Agriculture de Paris et les ramène dans la Vallée des Aldudes. Son objectif : observer leur comportement en montagne et relancer la production au niveau local. C’est la naissance de l’association des éleveurs de porc basque « le porc basque dans la Vallée des Aldudes ».

En 1992, l’entreprise de Pierre Oteiza s’agrandit. Des boutiques ouvrent à Capbreton, Hossegor, Ainhoa, Saint-Jean-de-Luz, Bordeaux et Paris.

En 2001, la cinquantaine de producteurs de la filière porc basque compte près de 2000 porcs par an ! Une belle réussite qui motive Pierre Oteiza et les producteurs de la Vallée des Aldudes à s’engager dans une démarche de reconnaissance du porc basque et de son excellent jambon en AOC.

Au fil des années suivantes, l’entreprise continue son expansion et ouvre une nouvelle boutique à Paris, puis à Biarritz.

En 2008, l’immense séchoir à jambon collectif des Aldudes mis en place quelques années plus tôt obtient un agrément très attendu. Désormais, Pierre Oteiza peut exporter ses jambons, viandes et salaisons vers le Japon, et l’année d’après vers le Canada.

En 2010, les efforts mis en place pour reconnaître l’AOC du porc basque paye ses fruits : l’appelation de Kintoa, en référence au Pays Quint* (Kintoa en Basque) couronne les produits phares de l’entreprise Oteiza : le « jambon sec » et la « viande » issus de porcs de race basque.

Aujourd’hui, les porcs basques pie noir de Pierre Oteiza, au nombre de 400 permanents, vivent en liberté dans les forêts et les montagnes de la Vallée des Aldudes. Calme, sérénité, bien être, plein air et temps de vivre sont les mots-clés d’une réussite fondée sur la passion, la rigueur et le respect.

* Le Pays Quint (Kintoa) est un territoire indivis de 2 500 hectares recouvert de pâturages, idélament exposés, situés à l’extrême sud de la Vallée des Aldudes, au Pays Basque.

En savoir plus sur Costo, le porc basque pie noir de la Vallée des Aldudes :

Interview d’un porc basque de Pierre Oteiza
Article du blog la route gourmande

1989. Le porc basque pie noir des Aldudes alors en voie de disparition est sauvé in extremis par le désormais célèbre Pierre Oteiza, dit « le sauveur du porc basque ».
Interview exclusive de Costo, cochon pie noir de 14 mois résidant de la ferme Oteiza, et heureux de l’être !



Pintxo : Costo, tout d’abord merci de nous accorder cette interview, on sait que vous aimez le repos et que vous êtes souvent sollicité.

Costo : Oui, c’est vrai que ces dernières années les journalistes viennent régulièrement nous rendre visite, et nous prendre en photo !

Pintxo : Le porc pie noir des Aldudes est devenu une vraie légende, il faut les comprendre ! Vous êtes quand même dans les assiettes à la Garden Party de l’Elysée ! Ca vous plaît de faire la vedette ?

Costo : Ecoutez, pour tout vous dire, avec les copains on prend ça comme un jeu. Dès que les journalistes arrivent (desfois les femmes ont des talons aiguilles et elles marchent de travers, ça nous fait bien rire), on se précipite dans une flaque de boue ! Ils ne disent rien mais on voit bien à leur tête qu’ils auraient préféré nous prendre en photo tous propres, avec la Vallée des Aldudes en toile de fond !

Pintxo : Ah, mais c’est que vous êtes farceurs ! Mais bon, après tout vous êtes des cochons ! Bon, alors, qu’est-ce qui fait que vous êtes si goûtus ?

Costo : Ah, mais c’est un tout ! Notre race pie noir est une viande au goût naturellement fort et persillé. Ajoutez à cela un élevage en plein air (Pierre nous laisse gambader dans toute la montagne !), une alimentation équilibrée… et, comme dirait le patron, du temps ! C’est son crédo ça, il dit tout le temps que pour avoir un bon jambon, il faut laisser le temps… au temps !

Pintxo : Bon, et Pierre Oteiza, il est sympa ce gars ?

Costo : Pierre… C’est un père pour nous. Il nous chouchoute et on aime ça. Il vient nous voir plusieurs fois par jour dans les montagnes. Quand il nous observe, on voit dans son regard qu’il est fier de nous. Il nous donne des petites tapes sur l’échine ou sur le carré et il nous dit des mots gentils en basque.

Pintxo : Le porc basque, c’est l’histoire d’une grande famille ?

Costo : Oui, Pierre a sauvé la race du porc pie noir et on lui rend bien. Entre nous, c’est une question de respect, une relation forte et une passion commune : l’amour du Pays Basque !

Pintxo : Mais, au fait, vous n’avez pas la queue en tire-bouchon ?

Costo : Ah ben je l’attendais celle-là, c’est un classique ! Et ben non, le porc Kintoa n’a pas la queue en tire-bouchon, il faut bien qu’on soit différent pour qu’on vienne nous voir. Et vous voyez, ça marche !

Pintxo : Merci Costo !

Costo : Merci à vous, et continuez à venir nous voir, on aime entendre les visiteurs raconter que notre jambon est un régal, ça nous flatte !



vendredi 1 juin 2012

SAVEUR | Le tour des saveurs: Pierre Oteiza, 25 ans de présence au Salon

Depuis 1987, Pierre Oteiza célèbre les saveurs du Pays Basque au Salon de l'agriculture.

Alors oui, si on parle saveur et dégustation, il y a le fameux Kiki Barucq (lire Aqui! dimanche 13 mai). Mais il y a aussi Pierre Oteiza, non moins fameux, qui fête cette année son quart de siècle au Salon. Derrière sa trancheuse, l'éleveur-artisan célèbre sa région pleine de saveurs. Depuis 25 ans, celui que tout le monde appelle Pierrot régale les amateurs de charcuterie et autres spécialités du "pays" comme il dit, cette vallée des Aldudes au coeur de la montagne basque.

Jambons, saucissons, ventrèches, foie gras, confits, chichons, magrets, garbure... Que les adeptes des régimes Dukan ou d'ailleurs passent leur route, il restera du monde, c'est à n'en pas douter. En effet, le succès des épiceries Oteiza n'est plus à prouver: huit boutiques en Aquitaine, deux à Paris et une en ligne. Au Salon, cette renommée est palpable, le stand attire les gourmands. Béret noir vissé sur la tête, foulard rouge autout du cou, le basque annonce la couleur: "le Salon, c'est un rendez-vous majeur pour moi, j'y célèbre mon pays. Je présente mes élévages et mes produits finis, mon travail de A à Z d'une certaine manière. Avec celui de Paris, ce salon est une étape très importante et on y retrouve nos fidèles, des clients qui viennent pour vous voir, ça fait toujours plaisir".
La sauce Pika Gorri, une sauce qui fait "chanter les assiettes"
Comme chaque année, la maison Oteiza présente ses incontournables. Qui dit basque dit bien-sûr charcuterie. Et de la charcuterie, il y en a ; saucisson des Aldudes, Jésus du Pays basque, jambon du Kintoa, pâté de porc basque au piment d'Espelette, saucisse sèche "aller-retour"... Une vraie poésie gastronomique. Nouveauté cette année, la sauce Pika Gorri, subtil mélange de jus de cerises et de vinaigre qui accompagne parfaitement viandes et salades. pour reprendre les mots du Pierrot le plus connu du salon, "c'est une sauce qui fait chanter le assiettes". Une bonne assiette qui chante? Décidément, le Pays basque nous surprendra toujours.

mercredi 30 mai 2012

On Egin ! Saucisson et jambon des Aldudes !

Bienvenue sur Food Reporter !
Food Reporter permet de partager en photo tes experiences culinaires. Au resto ou à la maison, photographie
et partage les photos de tes plats favoris et rejoint la plus grande communauté culinaire de France.

Prix : 3€
Du bon saucisson et du bon jambon venu tout droit des Alduldes (Pays-Basque) de chez Pierre Oteiza, imminent éleveur de Kintoa, bref un vrai régal dégusté au sein du Salon de l'Agriculture

lundi 28 mai 2012

Déguster les charcuteries de Pierre Oteiza, dans la vallée des Aldudes

Au four et au clavier
Blog de gourmandises et de voyages. Des recettes ici et ailleurs.


Quand j’ai programmé notre week-end à St Etienne de Baïgorry et à l’hôtel Arcé, il était impensable que nous n’allions pas nous promener du côté des Aldudes, entre autres pour rendre visite à Pierre Oteiza et ses porcs basques

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Pierre OTEIZA dans Le livre « Cuisinier de la République »

Itinéraire d'un enfant de la table gasconne
Le livre « Cuisinier de la République » retrace le parcours atypique de Vincent Poussard.

L'ouvrage, que l'auteur dédicacera ce lundi de Pentecôte, est émaillé après chacun de la bonne vingtaine de chapitres, de textes émanant « d'experts de la cause gastronomique ». D'Alain Darroze à Michel Portos, de Pierre Oteiza à François Adamski […], tous « improvisent autour d'un produit aquitain, le tout saupoudré de trucs et astuces signés Vincent Poussard ».

Voir l'article complet

vendredi 25 mai 2012

Le Québec parle de pierre OTEIZA...

Les gourmandises de Thierry
Journal de Québec


Découverte sur les tablettes : Le bon jambon

• Jambon de Bayonne au piment d’Espelette est enfin disponible à Montréal. Produit emblématique du Pays Basque, le jambon de Monsieur Pierre Oteiza, un artisan dévoué du sud-ouest de la France, est un véritable ambassadeur gourmand. Ce jambon salé, séché à l’air libre et frotté au piment d’Espelette est un petit bijou. Je vous le recommande nature avec un bon pain de campagne et du beurre demi-sel, c’est du bonheur. Voici quelques adresses où vous pourrez vous le procurer : TERRINES ET PÂTÉS (marché Atwater). ÉPICERIE LATINA sur St-Viateur Ouest. BOUCHERIE DU MARCHÉ (marché Jean-Talon). FERME DU MARCHÉ 440 à Laval. PASSIONS DE MANON à Ste-Hyacinthe.

mercredi 11 avril 2012

Le brunch du Lutetia (Paris Rive Gauche

Amis lecteurs, j’ai testé le brunch dominical de cet hôtel de luxe. Un grand moment de plaisir avec les gourmandises concoctées par le chef Philippe Renard.

Quelques desserts du brunch du Lutetia. Crédit photo: Corinne Sadaune
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Une nuit au Lutetia (Paris Rive Gauche)
Le Lutetia, l’hôtel de luxe de Paris Rive Gauche
Un samedi littéraire au Lutetia, autour de Robert Littell
«1001 nuits dans les arbres» par Denise Cabelli aux éditions Dakota
C'est l'été chez Stabilo®
Lien suggéré par l'auteur
http://www.concorde-hotels.com/lutetia
Dans le vaste salon Borghèse, les grandes baies vitrées laissent entrer plaisamment la lumière. Installez-vous confortablement à une table avant de passer aux différents buffets. Vous trouverez la farandole de viennoiseries: madeleines exquises — que Marcel Proust aurait certainement appréciées — financiers moelleux, petits croissants, pains au chocolat… et les différents pains de Jean-Luc Poujauran (le boulanger vedette des grandes tables comme Guy Savoy, Rostang…) que vous accompagnerez d’un grand choix de confitures: abricot, orange, mirabelle … Le buffet des mets salés chauds avec d’excellents œufs brouillés dans des ramequins, verrine de soupe de potiron à l’huile de pistache, saumon bio d’Ecosse accompagné d'une onctueuse polenta aux olives, dorade grise marinée au citron vert avec des pois gourmands, filet de bœuf rôti froid et ses poivrons marinés. Le buffet des mets froids avec : huîtres, délicieux jambon d’York à l’os,

cochonnailles de l’artisan basque Pierre Oteiza…

La bonne idée: les mets sont servis dans des petits ramequins vous permettant ainsi de goûter un peu de tout. Idéal pour les gourmands. Ensuite plus beaucoup de place pour les fromages du maître-fromager car… vous aviez déjà remarqué l’appétissant buffet des desserts. Un bel éventail de douceurs vous tend les bras : divins babas au rhum, tartelettes aux framboises, tartelettes au chocolat, riz au lait aux myrtilles, petits éclairs au caramel beurre salé, guimauves maison, salades de fruits frais rafraichissantes à souhait…

Côté boissons :
Très bons thés de la marque Løv Organic, cafés, chocolats Valhrona, jus de fruits frais… Bouteilles de: Chardonnay-Elegance 2007, Bourgogne rouge 2008, Menetou-Salon 2008, Bordeaux supérieur 2005.

Mon avis :
Le brunch du Lutetia est réservé aux épicuriens, vous passerez un agréable moment, vous vous régalerez et n’aurez qu’une envie: revenir le plus rapidement possible !

Hôtel Lutetia Paris Rive Gauche
Tous les dimanches de 12 H 30 à 15 H
45 Bd Raspail 75006 Paris
Tél : 01 49 54 46 46
Prix : 55 euros par adulte, boissons incluses
25 euros pour les moins de 12 ans
Réservation conseillée

mardi 10 avril 2012

APB LE HAILLAN - CIRCUIT GRAND SUD OUEST PIERRE OTEIZA MAIN NUE MUR A GAUCHE


samedi 7 avril 2012.

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Le samedi 14 avril au mur à gauche du Haillan (Espace de la Sablière 57 rue du médoc) Tournoi des écoles de pelote de 10h à 15h découverte de la maine nue de 16h à 17h A partir de 17h présentation de l’équipe de France espoir -22 ans de main nue mur à gauche, partie de main nue et pala corta et paleta cuir suivie d’une soirée festive à partir de 20h

le dépliant
(PDF, 1.1 Mo)

lundi 26 mars 2012

Les cochonnailles de monsieur Sakurai

Depuis un an brille dans le ciel de tokyo une drôle d'étoile : celle décrochée par le restaurant Lauburu. Fiché au coeur de l'archipel, cet îlot basque a rapidement fait recette auprès des Japonais. Rencontre au pays du Soleil levant, avec le plus basque de ses ressortissants. Pyrénées magazine n°137 -

Il faut plutôt être un fin investigateur pour repérer cette croix basque, apposée au fin fond du dédale tokyoïte.Drôle de destination que ce restaurant baptisé Lauburu, qui détonne au royaume du saint Sushi. Car une fois son seuil franchi, d'un coup de baguette magique asiatique, le Japon s'efface et fait place au Pays basque. Napperons, ikurrina, chistera.... la salle de réception ressemble comme deux gouttes d'eau à celle d'un bistrot du fin fond de la Soule. Rien n'a été oublié. A un détail près : le chef cuisinier ne s'appelle ni Biscay, ni Etchegaray, mais bien... Shinichiro Sakurai. Un japonais à la tête d'un tel troquet ? Un rembobinage s'impose... Tout commence à l'aube des années 1990. Monsieur Sakurai, convié par un ami à visiter l'Hexagone, passe par la case Pays basque. Dès ses premières déambulations à Saint Jean de Luz, un coup de foudre le projette sur le tatami. "Je suis tombé amoureux du coin sur le champ", se souvient-il, alors prêt à tout pour y dénicher un stage. Sa chance, elle l'attendra cachée derrière l'église de la rue Gambetta, aux portes du restaurant le Tourrasse. Son initiation débute ainsi, agrémentée de jambon de Bayonne et de piment d'Espelette. Au terme d'un an, rassasié, il s'aventure ailleurs en France.... mais son appétit pour le Pays basque aura tôt fait de le reconduire chez Chilo, à Barcus, minuscule village souletin. Eût-il été un extraterrestre, l'effet aurait été similaire ! "J'étais le tout premier Japonais à me rendre là, on me regardait plutôt bizarrement....", rit monsieur Sakurai. En 1993, il regagne le pays du Soleil levant pour parachever sa formation, puis concocte dès 2002 un projet de restaurant, afin d'y faire sa propre cuisine...basque.
Véritable îlot basque immergé dans l'archipel, pouvant accueillir jusqu'à ving-quatre couverts, Lauburu recrée parfaitement l'ambiance d'un bistrot du Sud-Ouest. "Quand ils viennent pour la première fois, les expatriés français n'en croient pas leurs yeux !", témoigne le maître des lieux.
Au menu, on voit de tout : garbure, piperade, andouillette, cochonnailles, etc. Et au bar, on boit de tout : irouléguy, jurançon, Izarra, etc. Pour certains produits, comme les cuisses d'oie ou les langues de porc, l'importation est inévitable, mais d'autres sont glanés localement (abats, sang pour le boudin). Y compris le jambon, confectionné sur place. "au Japon, il est très difficile d'obtenir du cochon avec la peau", explique le chef, qui doit recourir au porc de l'île d'Okinawa, un produit nippon réputé qui n'a rien à envier à son homologue bayonnais !


Les ingrédients du succès
Le tout est mitonné avec quelques onces de talent et une rasade de passion : un peu surprenant que le restaurant ait décroché sa première étoile au Michelin en novembre 2010. Un cadeau qu'on dirait tombé du ciel de Tokyo. "Nous n'avions rien demandé, on ne s'y attendait pas", s'étonne encore le cuisinier.Mais malgé ces honneurs qui ont apporté leur lot de nouveaux clients, ne lui parlez surtout pas d'une éventuelle deuxième étoile. Tailler dans le jambon, oui...dans l'authenticité, pas question. "Je veux rester dans un style bistrot. Une deuxième étoile ne m'intéresse pas, car il faudrait alors tout modifier, changer la vaisselle ou les nappes, par exemple." Bien que Lauburu ait conquis les critiques aujourd'hui, il fallait toutefois avoir des tripes pour échafauder un tel projet en territoire nippon. "J'avais un peu peur de la réaction des clients japonais, concède monsieur Sakurai. Ici, du boudin ou du jambon cru, c'est quelque chose d'inhabituel. On m'a souvent dit : 'Mais tu es fou !'. Cest vrai que proposer ce genre de cuisine fut une prise de risque." Heureusement, grâce à l'insatiable curiosité culinaire tokyoïte - capitale mondiale de la gastronomie -, la sauce n'a pas tardé à prendre. "Les Basques et les Japonais sont un peu pareils. Au premier abord, ils sont méfiants vis-à-vis de ce qui vient d'ailleurs. Mais quand on a leur confiance, c'est comme si on faisait partie de la famille !" Comme quoi, Pays basque et Japon peuvent être copains comme cochons...

mardi 20 mars 2012

Cap sur le Pays basque avec iDTGV

Jusqu'au 25 mars 2012, dans les 90 trains au départ de Paris et en direction de Bordeaux, Toulouse, Marseille et Lyon, le Pays basque s’invite avec les voyageurs.

En voiture bar, des dégustations de produits gastronomiques locaux sont proposés : exquis chocolats de l’Atelier du Chocolat® et les salaisons de Pierre Oteiza avec de délicieux jambons et saucissons. Les voyageurs ont l’occasion de découvrir la région basque en lisant le magazine Partir disposé sur chaque siège.

Un jeu-concours
Un jeu-concours est ouvert à tous les voyageurs et internautes, sans obligation d’achat. Il suffit d’aller sur le site d’iDTGV pour tenter de gagner des séjours au Pays basque et de nombreux cadeaux.

Pour jouer :
Le site www.biarritz-pays-basque.fr

Profitez-en vite, c’est jusqu’au 25 mars 2012!

jeudi 8 mars 2012

L'attraction basque

Publié le 02/03/2012 à 06h00
Par julien pellicier

Les Basques s'y retrouvent et attirent les visiteurs intrigués par une telle ferveur

Aveu d'un responsable du protocole du Salon de l'agriculture : « Si les Basques ne chantaient pas, le Salon serait mort. » Pour trouver les dignitaires des Pyrénées-Atlantiques dans les travées de la Porte de Versailles, le visiteur doit en effet se fier à son oreille. Car pour ce qui est de donner de la voix, ils n'ont pas beaucoup de concurrents, à part les Corses, peut-être. Autre option : les attroupements, car le Basque a l'instinct grégaire.

Dans l'immensité de « la plus grande ferme du monde », il y a deux points de convergence. Le premier, dans le hall 1, celui de l'élevage, est dépassé par sa réputation. La taverne de Pierre Oteiza, qui ne vit que pour le service du déjeuner, lequel s'étire sur de longues heures, est un repère de la communauté. Sur la porte du préfabriqué, où règne une chaleur suffocante, la couleur est donnée. Sur une affiche, la photo de Polita, porc basque de la vallée des Aldudes de deux ans qui se demande quand son tour viendra pour devenir la future Valentine, mascotte du salon qui, cette année, est une vache de race gasconne…

Melting-pot
« Ici on parle basque », avertit Thomas Ascarain, au milieu de sa vingtaine de camarades du Centre de formation des apprentis (CFA) d'Hasparren qui chantent et boivent en cœur. C'est leur première visite au Salon, où ils sont arrivés le matin même, et aussi la première dans l'antre du charcutier qu'ils n'ont pas mis longtemps à trouver : « On le connaissait de réputation. » L'envie d'aller voir ailleurs, de découvrir les spécialités lorraines ou l'abricot de la Drôme ? « Non, honnêtement, la question ne s'est pas posée, commentent Sébastien Etchepare et Frédo Minjou. Et il y a aussi des Landais, des Corses. Tout le monde vient ici. »

Dans le hall des régions, ce melting-pot à la sauce basque se retrouve aussi aux alentours du stand de la ferme Agerria, qui sert son foie gras, produit à Irouléguy, et où l'Akerbeltz, la bière brassée à Mauléon, coule à flots. Entre midi et deux et dès 17 heures, on ne passe plus entre les stands, on s'y arrête. Les « exilés » en profitent pour faire des réserves.

Les allées sont noires de monde, des salaisons Oberti, à la ferme Elizaldia, Arnabar, en passant par le consortium du jambon de Bayonne ou le syndicat du piment d'Espelette.

Le voyage du CE
Ici encore, les chants traditionnels résonnent et le port du béret est de rigueur. « Dès que ça chante et que ça boit un coup, les Basques sont là », se marre Pantxo, de la ferme Agerria. En première ligne, on retrouve la colonie de 55 salariés de la fromagerie des Chaumes, montés à la capitale par le biais du comité d'entreprise. Pas vraiment déboussolés, ils ont vite retrouvé les racines et saveurs du pays : « Les Basques s'attirent. Tout le monde se connaît, explique Anicet. C'est malheureux à dire, mais on est bien chez nous… »

Sur les stands voisins, l'ambiance est plus feutrée. Mme Dubourg, viticultrice à Escoussans (33), ne se plaint pas de ses voisins un peu bruyants : « Au contraire, ils attirent les clients. » Laurine, venue du département du Nord, est dans la mêlée car « c'est là qu'il y a le plus d'ambiance et la plus grosse concentration de gens. Mais pour moi, elle reste inexpliquée. » À l'heure de quitter le Salon, elle aura sans doute avancé dans son enquête.

mardi 28 février 2012

"Sud Ouest France": les trois coups au Salon de l'Agriculture

Aqui!
L'autre façon de partager l'information en Aquitaine


Que n'a t-on écrit et depuis au moins trente ans à propos de la coopération interrégionale...Ce devait être le prolongement naturel des lois de décentralisation, une manière intelligente de concevoir le développement entre régions entre proximité et affinités. Et voici que par une sorte de petit miracle qui ne doit pas seulement à la politique, c'est à dire aux couleurs identiques de leur conseil régional, l'Aquitaine et Midi-Pyrénées ont décidé de faire marque commune sous le vocable « Sud Ouest France. » Une signature destinée à accentuer la promotion des produits agro-alimentaires des deux régions. Les deux régions et leurs présidents l'ont portée sur les fonts baptismaux ce 27 février dans le cadre évident du Salon International de l'Agriculture de la Porte de Versailles à Paris avec ce qu'il fallait de nourritures terrestres et de chants d'Aqui!. D'ici.
Alain Rousset avait d'abord rappelé l'engagement, qui ne date pas d'hier, de la Région au service de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Une Aquitaine qui a de bonnes raisons de revendiquer AREA...AREA comme Agriculture Respectueuse de l'Environnement, un dispositif qui a permis dans un contexte où l'exigence environnementale devenait plus importante, chaque jour davantage, d'aider des exploitations à s'équiper, se mettre à niveau, progresser dans leur modèle d'exploitation. Dix ans se sont écoulés et, petite cerise sur le gâteau, AREA vient de se voir reconnaître comme "certification environnementale de Niveau 2". Dix ans et dix mesures qui ouvrent d'intéressantes perspectives d'évolution et d'aides pour les exploitations concernées. La preuve est ainsi faite qu'une collectivité territoriale a pu jouer un rôle moteur dans les progrès d'un secteur vital pour toute son économie.

Bientôt "les marchés de plein air"
L'Aquitaine qui s'est également résolument tournée vers le soutien au bio a décidé, notamment de créer, en direction des lycées dont elle a la compétence en terme d'organisation, un courant de fourniture depuis les producteurs régionaux qui a abouti à ce jour à la distribution de dix neuf millions de repas. Un département, la Dordogne est en pointe en ce domaine. Et, désormais la coopération entre Aquitaine et Midi Pyrénées trouvera un terrain supplémentaire d'action au bénéfice des exploitations désirant emprunter la voie de la conversion. Prochaine étape, dès ce printemps, le soutien des marchés de plein air, des marchés de proximité avec une signalétique particulièré . On l'a compris, en ces temps de crise où l'emploi agricole et alimentaire tient le choc et se développe il convient de diversifier autant que faire se peut l'offre de produits. Et la promouvoir.

le territoire Sud Ouest
La création de la bannière Sud Ouest France que ses promoteurs, Aquitaine et Midi Pyrénées ne craignent pas d'accompagner du slogan : "une bannière, deux Régions, c'est une Révolution", a précisément pour objectif de renforcer les moyens de valoriser le potentiel agricole et alimentaire du Sud Ouest. En l'occurence il ne s'agit pas de créer à côté des AOC, IGP et autres labels une marque dont le cahier des charges viendrait compliquer le travail des producteurs et la stratégie des transformateurs mais de les complèter en revendiquant la vocation d'un vaste territoire, riche de treize départements, et connu pour la qualité de ses produits. Saisir le grand rendez vous de l'agriculture international qu'est le salon de la Porte de Versailles était une opportunité que les deux régions n'ont pas laissé passer. Et, comme il se doit, une soirée festive a ponctué cette journée à l'heure, où le Salon ayant fermé ses portes, la plus grande ferme de France mérite vraiment ce qualificatif.

Petit clin d'oeil à Pierre Oteiza dont les petits porcs basques suscitent, ici comme à Bordeaux ou dans les Aldudes, la même admiration.